Personne ne sait comment elle est faite
Celui qui l'a développée est parti depuis longtemps. Le fichier a été modifié par trois personnes depuis, et plus rien n'est documenté.
Une base Access ancienne se remplace rarement d'un coup : la règle qui marche est de la laisser tourner en lecture pendant que le nouveau système prend les écritures, secteur par secteur. La donnée est le vrai actif — souvent quinze ans d'historique client qui n'existent nulle part ailleurs — et c'est elle qui dicte le calendrier, pas la technologie.
Celui qui l'a développée est parti depuis longtemps. Le fichier a été modifié par trois personnes depuis, et plus rien n'est documenté.
Un vieux poste dans un coin, qu'on ne redémarre qu'en dernier recours et qu'on refuse de mettre à jour. Le plan de continuité de l'entreprise tient sur ce disque dur.
Il faut être physiquement devant le poste, ou passer par un bureau à distance capricieux. Chaque nouvel employé découvre ça au bout de deux jours.
Tables, relations, requêtes, règles cachées dans les formulaires. Ce qui a été construit par accumulation contient des décisions d'affaires qu'il faut retrouver avant de les remplacer.
On déplace un domaine à la fois — les clients, puis les commandes, puis la facturation — avec un retour en arrière possible à chaque étape. Un basculement d'un seul coup un vendredi soir est la façon la plus fiable de perdre une semaine.
Elle est gelée en lecture, pas supprimée. Pendant des mois, quelqu'un aura besoin d'y vérifier un dossier de 2016 — et cette possibilité vaut plus que l'espace disque qu'elle coûte.
Ce n'est pas pour vous si la base sert à une personne pour un usage ponctuel : la migrer coûterait davantage que le risque qu'elle fait courir. Ce n'est pas pour vous non plus si vous voulez la même application à l'identique dans un navigateur — reproduire vingt ans d'habitudes sans en questionner aucune revient à payer pour les mêmes irritants dans une fenêtre plus récente.
Aucune page de vente n'écrit cette section. C'est précisément pour ça qu'elle est ici : elle vous évite un appel de trente minutes, et elle nous évite un mandat qu'on refuserait de toute façon.
Oui, et c'est généralement recommandé. Les deux systèmes cohabitent le temps du basculement, l'ancien en lecture seule à mesure que les domaines passent. L'exploitation ne s'arrête pas.
Non — c'est normal après quinze ans, et c'est même une occasion. Les incohérences sont listées et vous décidez lesquelles corriger, lesquelles conserver telles quelles. Ce qui serait bloquant, c'est de les nettoyer sans vous demander.
Vous repartez avec ce qu'on a vu, écrit, même si on ne travaille jamais ensemble.